11/17/2011 11:13

Géométrie variable, Groupama dans la Volvo Ocean Race

Category: France

Alors que Puma et Telefonica ont passé le Pot-au-Noir puis l'équateur sans vraiment être ralentis, leurs deux poursuivants se battent encore dans ces vents erratiques, Groupama 4 ayant plus de milles à courir pour s'en sortir... Les deux leaders s'échappent donc dans de bons alizés de Sud-Est.

Le Pot-au-Noir (ou Zone de Convergence Inter Tropicale, ZCIT) est toujours extrêmement difficile à prévoir, car le gradient isobarique est faible, tandis que les phénomènes locaux dus à l'importante évaporation équatoriale sont prédominants. Et son extension (ou sa contraction) n'apparaît pas forcément sur les fichiers météorologiques à un horizon de 24h ou 48h... En cherchant à se repositionner dans l'axe des leaders, Franck Cammas et ses hommes ont voulu limiter les aléas, puisque les deux leaders indiquaient que la ZCIT qu'ils étaient en train de franchir n'était pas très marquée sur le 30° Ouest. Ce n'était déjà plus le cas pour les néo-Zélandais puisque Camper s'est fait rattraper dès la nuit de mardi tombée et ne s'en est sorti qu'en milieu de matinée ce mercredi.
Mal en patience


Mais pour Groupama 4, la situation a empirée rapidement quand une bulle de grains s'est installée devant son étrave à la mi-journée mardi ! Le vent est devenu extrêmement instable, revenant même au secteur Nord, puis Est dans la nuit, pour tourner à l'Ouest avant le lever du soleil et revenir au Sud à midi... Tout ça avec moins de dix noeuds de vent, des nuages de pluie diluvienne, des éclairs et du tonnerre : un Pot-au-Noir « classique », mais bien différent de celui de ses concurrents. Et de fait, après avoir grappillé quelques dizaines de milles, l'écart par rapport aux leaders est revenu à plus de 350 milles ce mercredi midi ! Ainsi, pendant que le leader américain alignait 273 milles en 24h, les néo-Zélandais n'en parcouraient que 244 et le voilier français que 190 milles...

« Ce n'est pas surprenant que les premiers aient passé le Pot-au-Noir aussi rapidement, puisque les fichiers météo indiquaient que la zone n'était pas très piégeuse, surtout en passant très Ouest où c'est toujours moins risqué... » confirmait Franck Cammas à la vacation de mardi midi. Tandis que Thomas Coville précisait : « Cela vaut vraiment le coup d'être concentré pour rester dans le match, parce que le groupe sortira fort et grandi de cette alternance de 300 milles d'avance et 300 milles de retard. Bien sûr que nous ne sommes pas contents de cette situation, mais nous ne sommes même pas à la moitié de cette première étape ! J'ai tourné autour de l'anticyclone de Sainte-Hélène depuis un bout de temps et je sais qu'il peut encore se passer plein de choses. »
Bilan à Fernando


Notons que ce phénomène de retour du Pot-au-Noir sur le 4° Nord a provoqué en conséquence un affaiblissement des alizés de Sud-Est plus au Sud, qui diminue d'autant la vitesse des deux leaders sur cette tranche de parcours entre l'équateur et l'archipel brésilien de Fernando de Noronha. Maintenant que Puma et Telefonica sont passés dans l'hémisphère Sud, ces vents réguliers vont s'orienter progressivement à l'Est. Cela va augmenter leur moyenne, mais ce n'est réellement qu'à cette dernière marque de parcours avant l'Afrique du Sud, que le bilan comptable pourra être établi.

Groupama 4 a encore environ 120 milles de zone difficile à traverser avant de retrouver des conditions similaires à celles de ses trois concurrents. Dès la nuit prochaine, le delta devrait se stabiliser puis logiquement se réduire, puisque Franck Cammas et son équipage passent leur Pot-au-Noir avec un décalage latéral dans l'Est de 100 milles. Ils devraient donc être légèrement plus rapides que leurs prédécesseurs sur cette tranche de parcours. Et il restera encore tout l'Atlantique Sud à traverser, soit quasiment autant de milles (3 200 milles) que depuis le départ d'Alicante ! Pour l'instant, l'anticyclone de Sainte-Hélène n'a pas l'air très stabilisé : il devrait donc encore y avoir des ouvertures jusqu'à Cape Town...


Un projet de communication pour accompagner l'internationalisation du groupe.
Depuis plus de 14 ans, Groupama a choisi le sponsoring voile comme levier d'action pour accompagner sa politique de services auprès de ses clients. Parmi les leaders de l'assurance en France et 15ème assureur en Europe, le Groupe réalise 17,6 Mds d'euros de chiffres d'affaires (2010). Implanté dans 14 pays, le Groupe compte 38 500 salariés, dont 11 000 à l'international où il réalise 30% de son chiffre d'affaire. L'engagement dans un projet sportif plus international doit accompagner la construction d'un groupe européen d'assurance et de banque bâtisseur, humaniste et durable.