05/14/2012 19:09

Groupama dans la Volvo Ocean Race

Category: France


 

Ian Roman/volvo ocean race

 

Parti d’Itajai le 22 avril, Groupama 4 prend rapidement, avec Telefonica, l’option de s’éloigner des côtes du Brésil pour éviter les perturbations de vents au Cap Frio. Mais manque de chance, le  passage du cap à la côte se passe bien pour Camper et Abu Dhabi et encore mieux pour Puma qui avait choisi la voie intermédiaire. Au deuxième jour, Groupama 4 pointe à la 5e place et le vent n’est  pas du côté des français car il favorise pendant plusieurs jours les bateaux en avant de la flotte leur permettant de creuser l’écart. « On finit bien cette sixième étape, mais on l’a tellement mal  commencée que pendant une dizaine de jours, on se demandait ce qu’on faisait là ! Nous avons réussi à rester calmes et concentrés pour faire avancer le bateau en attendant une éventuelle opportunité. Au début, il n’y en avait vraiment pas, les adversaires ne faisaient que gagner des milles devant sans que l’on ne puisse rien faire » confie Franck Cammas. C’est en entrant dans le  pot-au-noir que la première opportunité va se présenter pour le bateau français. 

 

 

Le premier pas

 

Alors que le retard sur la tête de flotte n’a jamais été aussi important (156 milles / 290 km), le pot-au-noir a, sur cette étape, été favorable à Groupama 4 en ralentissant le bateau émirati à tel  point que le véloce plan Kouyoumdjian français le passe aisément le 2 mai. Cette première victoire redonne à bord une motivation supplémentaire et rappelle à chacun que tout est encore possible. La  progression vers les Antilles s’accélère car la flotte touche enfin du vent portant, allure que Groupama 4 affectionne particulièrement. Mais cet épisode sera de courte durée car à l’approche de  l’arc antillais, le vent diminue. À ce moment là, la tête de flotte est encore à 111 milles et le 3e concurrent, Téléfonica est à plus de 90 milles de l’étrave des Français.

 

Le podium

 

Pendant cinq jours, aucune opportunité pour la troisième place ne se présente. Mais l’équipage n’est pas au bout de ses surprises. À l’approche des Bahamas, les concurrents ont la possibilité de slalomer dans les îles afin de tirer le meilleur des brises et courants. Telefonica choisit de passer par le Nord et se retrouve dans une bulle sans vent alors que Franck Cammas et son équipage optent pour le Sud plus venté. C’est ainsi qu’après 14 jours de course, Groupama 4 pointe son étrave à la troisième place de l’étape. Une satisfaction, une bouffée d’air frais pour l’équipage - qui depuis l’équateur souffre mentalement de sa position mais aussi physiquement de la chaleur.  « Il fallait vraiment s’accrocher pour imaginer faire 3e à Miami car pendant les trois-quarts de la course, on a été la lanterne rouge. Et encore ça a été très difficile car sur les dernières 36 heures, Telefonica nous a mené la vie dure. » avoue Jean-Luc Nélias, le navigateur de Groupama 4. La régate va être serrée jusqu’à la fin, jusqu’aux dernières minutes avant la ligne d’arrivée.