Parti d’Itajai le 22 avril, Groupama 4 prend rapidement, avec Telefonica, l’option de s’éloigner des côtes du Brésil pour éviter les perturbations de vents au Cap Frio. Mais manque de chance, le passage du cap à la côte se passe bien pour Camper et Abu Dhabi et encore mieux pour Puma qui avait choisi la voie intermédiaire. Au deuxième jour, Groupama 4 pointe à la 5e place et le vent n’est pas du côté des français car il favorise pendant plusieurs jours les bateaux en avant de la flotte leur permettant de creuser l’écart. « On finit bien cette sixième étape, mais on l’a tellement mal commencée que pendant une dizaine de jours, on se demandait ce qu’on faisait là ! Nous avons réussi à rester calmes et concentrés pour faire avancer le bateau en attendant une éventuelle opportunité. Au début, il n’y en avait vraiment pas, les adversaires ne faisaient que gagner des milles devant sans que l’on ne puisse rien faire » confie Franck Cammas. C’est en entrant dans le pot-au-noir que la première opportunité va se présenter pour le bateau français. Le premier pas Alors que le retard sur la tête de flotte n’a jamais été aussi important (156 milles / 290 km), le pot-au-noir a, sur cette étape, été favorable à Groupama 4 en ralentissant le bateau émirati à tel point que le véloce plan Kouyoumdjian français le passe aisément le 2 mai. Cette première victoire redonne à bord une motivation supplémentaire et rappelle à chacun que tout est encore possible. La progression vers les Antilles s’accélère car la flotte touche enfin du vent portant, allure que Groupama 4 affectionne particulièrement. Mais cet épisode sera de courte durée car à l’approche de l’arc antillais, le vent diminue. À ce moment là, la tête de flotte est encore à 111 milles et le 3e concurrent, Téléfonica est à plus de 90 milles de l’étrave des Français. |