03/14/2012 16:39

Groupama dans la Volvo Ocean Race

Category: France
Ian Roman/volvo ocean race


 
Si la victoire est belle, elle l’est d’autant plus que le chemin pour y arriver a été semé d’embûches. « Cette étape sans la victoire serait un cauchemar » avoue même Thomas Coville. Et quel cauchemar ! Les conditions météo ont tout fait pour compliquer la tâche des concurrents de la Volvo Ocean Race sur cette quatrième étape, entre Sanya en Chine et Auckland en Nouvelle-Zélande. 


Retard à l'allumage !


 
 
Il y a d’abord eu le report du départ de Sanya ,du fait de très mauvaises conditions en mer de Chine, passage obligé vers le détroit de Luçon au Nord des Philippines. C’est finalement par un parcours côtier de 43 milles que les six VO-70 ont débuté cette quatrième étape, avant de rentrer s’abriter au port pendant 12 heures. Ils ont dû patienter jusqu’au petit matin du lundi 20 février pour pouvoir s’élancer sur cette étape de 5 220 milles (9 668 km). 
 
 
5220 milles en théorie, car le parcours a été bien plus long du fait d’une météo capricieuse, ce qui a obligé Groupama 4 à monter très au Nord-Est, comme en témoigne le mail plein d’humour de Yann Riou au 6e jour de course : « Portant, spi, vent médium et ciel bleu pour changer un peu. Ça pourrait être sympa, mais quand on jette un œil à la carto, c’est une autre histoire ! On fait route au Nord-Est… disons que si on allait à Tokyo, on serait bien, mais pour Auckland, on n’est pas vraiment sur le chemin ! ».  En voile, le chemin le plus court n’est pas forcément le plus rapide et la route se décide en fonction des systèmes météo. Groupama 4 a ainsi parcouru plus de 6 600 milles au total !