11/19/2011 09:28

Un très long débridé, Groupama dans la Volvo Ocean Race

Category: France

Après avoir viré l'archipel de Fernando de Noronha ce vendredi à 10h25 (heure française), Groupama 4 entame sa longue descente vers Cape Town encore distant de 3 300 milles. Et pour ce faire, Franck Cammas et ses hommes vont devoir contourner l'anticyclone de Sainte-Hélène. Derrière les leaders, il y a encore des options possibles...

Depuis que le Pot-au-Noir a été traversé, le rythme s'est accéléré sur le voilier français, qui a pu rapidement atteindre l'équateur, puis l'archipel brésilien. A 9h25 TU, Groupama 4 enroulait Fernando de Noronha, dernière marque de parcours avant l'arrivée en Afrique du Sud, avec un retard de 29h15' (365 milles) sur les Américains de Puma, de 28h15' sur les Espagnols de Telefonica, et de 18h45' (215 milles) sur les néo-Zélandais de Camper.

Ce delta peut paraître insurmontable puisqu'il représente 12% environ sur les deux leaders et 8% sur les Kiwis, mais il faut bien constater que Groupama 4 a déjà été plus rapide sur la tranche équateur-Fernando que ses prédécesseurs ! Franck Cammas et ses hommes ont ainsi grappillé une heure et demie sur Puma et Telefonica, et plus d'une demie heure sur Camper, dans des conditions de navigation identiques : 12-14 noeuds dans le 120°-130°.
Comment aborder l'anticyclone ?


De plus, la situation météorologique sur l'Atlantique Sud n'est pas très stable sur la route des concurrents de la Volvo Ocean Race ces trois prochains jours. La position de l'anticyclone de Sainte-Hélène très haut en latitude pose même problème à long terme, puisqu'il tend à glisser sous l'Afrique du Sud... Il faudrait descendre sous les 40° Sud pour remonter vers Cape Town situé par 34°S avec l'incertitude, soit d'une traversée des hautes pressions, soit d'un final dans des petits airs vent arrière. D'ailleurs, la divergence de route des Espagnols (suivis par les néo-Zélandais) qui visent déjà la pointe africaine, et des Américains qui glissent vers le Sud, indique que l'approche météorologique est ouverte pour les quatre voiliers encore en course.

D'autant plus qu'une zone de vent plus faible (8-10 noeuds) pointe devant les étraves des leaders au large de Salvador de Bahia. Deux cellules anticycloniques sont en train de fusionner à l'Est du Brésil. Les navigateurs vont devoir attendre la fin du week-end pour que ce « phagocytage » s'achève. Les alizés de secteur Est vont souffler moins fort pour les premiers que pour Camper et Groupama 4. Il devrait donc y avoir un effet de compression ces prochaines 48h qui pourrait bien porter le delta à moins de 250 milles en début de semaine. De plus, avec une brise plus soutenue et qui tourne progressivement vers la gauche au fur et à mesure que Franck Cammas et son équipage gagne dans le Sud, le voilier français va peut-être pouvoir couper encore plus court que ces prédécesseurs à la même vitesse : moins de route à parcourir égale du gain sur ses concurrents... Il y a donc encore bien des opportunités avant d'atteindre l'Afrique du Sud ! Mais d'ores et déjà, les équipages savent qu'ils ont quatre jours à naviguer sur le même bord (bâbord), avec 15° de gîte, à des vitesses supérieures à quinze noeuds, et sous une douche permanente d'embruns.

Un projet de communication pour accompagner l'internationalisation du groupe.
Depuis plus de 14 ans, Groupama a choisi le sponsoring voile comme levier d'action pour accompagner sa politique de services auprès de ses clients. Parmi les leaders de l'assurance en France et 15ème assureur en Europe, le Groupe réalise 17,6 Mds d'euros de chiffres d'affaires (2010). Implanté dans 14 pays, le Groupe compte 38 500 salariés, dont 11 000 à l'international où il réalise 30% de son chiffre d'affaire. L'engagement dans un projet sportif plus international doit accompagner la construction d'un groupe européen d'assurance et de banque bâtisseur, humaniste et durable.